The Legend Of : Noël

Auteur : nabi

Écrit le : 2014-09-08 09:05:14


Noël. Cette période magique qui signifie retrouvaille avec la famille et les amis, cadeaux, sapins, calendrier de l’avant, lutin, rennes, père noël… Mais d’où viennent ces traditions ? Vous allez le savoir à partir de maintenant

 

Noël, la fête du soleil

 

                Avant de commencer, un peu de latin. Noël vient de natalis, qui signifie « l’anniversaire du retour », où dans le cas présent le retour du soleil. Et le solstice d’hiver, le 21 décembre, est le moment où le jour reprend « ses droits », où le soleil « renait ». C’est pour cela que jusqu’à Jules César, Noël était célébré le 21 décembre, lors du solstice d’hiver.

 

                En effet, lorsqu’il réforme le calendrier, le solstice d’hiver tombe alors un 25 décembre. Ce qui fixa la durée d’une année à celle que nous connaissons aujourd’hui à savoir 365 jours et 6 heures.  Je vais « oublier » volontairement le fait que, en réalité c’est 365 jours, 6 heures et 11 minutes, avec les 11 minutes qui ont embêtées l’Eglise catholique pendant plusieurs siècles alors qu’ils souhaitaient fixer les équinoxes.

 

                Mais pourquoi un 25 décembre ?  Parce que les romains invoquaient Saturne, dieux des semailles et de l’agriculture. Les célébrations en son honneur (saturnales) s’étendaient du 17 au 24 décembre. Si l’on regarde d’autres peuples, on observe que les peuples nordiques célébraient Njord, dieu de la fécondité et Idunn, gardienne des « pommes de providence » nourriture des dieux. Les peuples occidentaux célébraient Mithra, divinité de la lumière. Toutes ces célébrations se déroulaient pour le solstice d’hiver. Bien que, chez les romains, la tradition de fêter les semailles se perdit, la joie de se rencontrer et de s’amuser pendant les saturnales perdura. Il s’agissait déjà d’un moment d’échange, où l’on s’échangeait porte-bonheurs, miel, viande, on décorait les maisons de lierre, houx et gui, et tous les travaux autre que celui de la cuisinière et du banquier était formellement interdit.

 

Le tour de passe-passe de l’Église

 

                Mais il s’agissait d’une fête païenne, et l’Église n’aimait pas vraiment cela. Or, beaucoup de légionnaire romain croyait néanmoins en ces divinités célébrées en cette période. Ils colportèrent donc ces croyances jusque dans le fin fond de l’empire romain. L’Église décida alors d’avancer la « naissance du Christ » au 25 décembre de manière à laisser cet esprit de partage, tout en imposant l’idée que Dieu était derrière tout ça. Et la ruse fonctionna et très vite, l’ensemble des peuples de l’empire romain défini  le 25 décembre comme le jour de la naissance du Christ.

 

                A la suite de l’effondrement de l’empire romain, les communications entre les différents royaumes étaient difficiles et rares. Noëldevint donc un moyen de se rencontrer, et beaucoup de souverains utilisèrent cette date pour se couronner, comme Charlemagne, le 25 décembre 800.

 

                Les peuples occidentaux étaient alors très friands de théâtre, de scènes jouées. Leur contenus s’inspiraient souvent de fêtes païennes et était destiné à faire rire en choquant. L’Église tenta de remanier cette pratique à son avantage et fit voyager des personnes chargées de mettre en scène la naissance du Christ. Ce serait là l’origine des crèches comme on les connaît aujourd’hui. Si l’on continue sur cette lancée, on peut également dire que ces scènes soient à l’origine des Santons de Provence, qui étaient alors fait de mie de pain et de vernis.

 

                On estime que ce serait à la fin du XVI ° siècle que la fête perdit son caractère de beuverie, pour devenir une fête de rassemblement, ce qui ne plus pas aux puritains (mouvement protestant). On note notamment, en 1583, les presbytériens firent interdire la fête, à cause de ce côté « familial ».  Lors de la guerre civile de 1642, les puritains parvinrent à imposer leur version de la fête, qui imposait le travail le jour de Noël. Finalement, plusieurs années plus tard, le roi décida de lever cette interdiction et de laisser libre le choix dont les habitants souhaitaient célébrer Noël. Cet alors que la tradition familiale s’imposa partout en Europe, même si les puritains étaient très peu nombreux en dehors d’Angleterre.

 

                Il faut attendre le XVIII ° siècle pour voir un véritable échange de cadeaux, comme on l’entend aujourd’hui. Ces cadeaux seraient une représentation des présents que les Rois Mages firent à Jésus. Depuis la tradition de Noël a perduré jusqu’à nous.

 

               

 

                Maintenant que cette présentation succincte de Noël est finie, on va pouvoir s’attaquer aux symboles !

 

Saint Nicolas contre père Noël

    VS      

   Alors, Saint Nicolas ou Père Noël ? Cela dépend des cultures, même si l’un des deux a influencé l’existence del’autre.

 

                Saint Nicolas est inspiré d’un saint ayant vécu aux environ de 250 après Jésus Christ et mort en 345 environ. Il aurait vécu en Asie et serait appelé Nicolas de Myre ou Nicola de Bari. Sa vie est entourée de légende appuyant toutes sa générosité. C’est pourquoi le saint Nicolas est un évêque coiffé d’une mitre. La légende veut que, un jour de Noël trois enfants sont allés demander l’hospitalité à un boucher. Profitant de leur sommeil, il les découpa (oui, les contes de Noël ne sont pas tous roses) et les mis au saloir. Sept ans après, Saint Nicolas de passage dans la boucherie demanda à gouter au petit salé vieux de 7 ans que gardait le boucher. Ce dernier prit peur et s’enfuit, laissant saint Nicolas redonner la vie aux enfants. Il est souvent accompagné du père fouettard, qui était chargé de distribuer des punitions aux enfants ayant été méchants.

 

                Le personnage du père Noël est très largement inspiré de celui de Saint Nicolas. Saint Nicolas fut d’abord importé aux Etats-Unis par les migrations de hollandais et d’allemands. Il était connu comme étant Sinter Klaas, nom qui évolua et devint Santa Claus, ou Santa Klaus.

 

                En 1821, un pasteur décide d’écrire un conte pour ses enfants. Il y raconte l’histoire d’un homme dodu, gentil et souriant, offrant un sucre d’orge aux enfants, voyageant de maisons en maisons dans un traineau tiré par 8 rennes. La mire est troquée contre un bonnet de fourrure, et la robe d’évêque devient une robe.

 

ATTENTION ! JE VAIS VOUS PROUVER ICI QUE LA COULEUR ROUGE DU PERE NOËL N’EST PAS UNE INVENTION DE COCA COLA !

 

                En 1860, Thomas Nast, illustrateur et caricaturiste au journal new-yorkais Harper's Illustrated Weekly, habille Santa Claus d’une costume rouge finissant par de la fourrure blanche, rehaussé par un large ceinturon noir, et établit 25 ans après, sa résidence officielle comme étant au pôle nord. Ceci est montré par une image où l’on voit 2 enfants regardant une carte sur laquelle on voit le tracé du parcours du père Noël.

 

Il prendra l’allure qu’on lui connaît aujourd’hui en 1931 dans une pub Coca cola, à savoir celle de son costume et pantalon rouges, avec des bottes noires. 

 

Une légende russe prétend qu’il existerait un 4° roi mage, qui, n’ayant pas trouvé Jésus, parcourt la Russie dans un traineau tiré par des rennes en offrant des cadeaux aux enfants qu’il croise. Aujourd’hui, les pays de l’Europe de l’est comme la Pologne, la Croatie et même l’Allemagne fêtent Saint Nicolas plus que Noël.

 

 Le sapin de Noël

 

                Un Noël sans sapin n’est pas un vrai Noël. Cette tradition vient de loin, aussi loin que Noël lui-même. Lors des saturnales, les celtes avaient l’habitude d’associer à un mois, un arbre. Ils ont donc, très simplement associé au mois de décembre, l’épicéa.

 

                La tradition perdura, et, lors de scènes jouées appelées « mystères » (scènes sur le « paradis ») l’arbre du paradis était représenté par un sapin garni de pommes rouges. Si l’on regarde l’entrée du spin dans les maisons, il était coutume, en Alsace, de découper des branches de sapin pour décorer sa maison le soir de Noël.

 

                La pratique du sapin de Noël était considérée comme païenne et franc-maçonne par l’Eglise. En effet, bien avant Noël, un rite païen consistait à décorer un arbre lors du solstice d’hiver avec des petits personnages, animaux …  On voit ensuite que la tradition du sapin se répand dans les pays protestants. Il faut attendre 1738 pour voir le sapin officialiser en France, avec Marie Leszcynska, femme de Louis XV, qui en installe un dans le château de Versailles. Après la guerre d’indépendance de l’Alsace-Lorraine, les immigrés de cette région font alors connaître la tradition aux français.

 

                Pour la petite anecdote, les premières décorations électriques apparaissent aux Etats-Unis. Une guirlande électrique coutant alors (à peu près) un salaire moyen à l’époque.   

 

La buche de Noël

 

                Vous avez, je l’espère, déjà toutes et tous mangé ou goûter à la célèbre buche de Noël. Mais que représente-t-elle ?

 

                Il s’agit tout simplement du symbole du feu, de la chaleur. Il s’agissait aussi d’un impôt pendant les mois d’hiver. Il arrivait que souvent, les gens n’aient pas de quoi s’offrir une buche, qui leur était alors offerte. Ce dont était appelé le Trefouet ou Trefeu. Il est dit que, la buche devait pouvoir bruler pour 3 jours, les trois jours de Noël, d’où son nom, très foci   qui en latin signifie trois fois. La disparition des grands âtres a apporté la disparition de la tradition, remplacée par un petit morceau de bois placé sur la table, décorée de verdure et de bougies. Progressivement, l’utile a été joint à la pratique et la buche est devenue une pâtisserie.

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