The Legend Of : Le nouvel an

Auteur : nabi

Écrit le : 2015-12-23 17:58:06


Bonjour à toutes te tous ! Aujourd’hui, on va parler d’une fête qui arrive prochainement, et surtout, à grands pas ! On a déjà abordé une ou deux fois la question dans des articles précédents, mais cette fois, on rentre dans le dur, dans le gras, dans le vif du sujet, bref, on les poses sur la table, on y va, on parle, du nouvel an.

Déjà, c’est quoi le nouvel an ?

On parle de nouvel an, et par là, il faut comprendre le soir de la saint Sylvestre, le 31 décembre. Comme vous le savez, cette date est l’occasion de célébrer le passage à une nouvelle année, en laissant derrière nous celle venant de s’écouler. Dans notre cas, les célébrations ont lieu le 31 décembre au soir, comme dit plus haut, mais en Chine par exemple, le nouvel an est célébré le premier jour du premier mois de l’année du calendrier chinois, bien que le calendrier grégorien soit appliqué en Chine. En France, le nouvel an est célébré entre amis ou en famille, le plus souvent autour d’un repas où se retrouvent, fois gras, saumon fumé, champagne, buche, huîtres… Les célébrations diffèrent partout dans le monde, et on y reviendra juste après. Mais avant cela, revenons un peu sur l’histoire de ce rite un peu particulier.

(c'est lui Sylvestre, de la saint Syvestre)

L’histoire du nouvel an

            Les premières traces du nouvel an remonteraient à Babylone, environ 2000 avant J.C. Ici, les célébrations débutent au début du mois de mars. Les célébrations durent une dizaine de jours et il est ici question de « purification ». Non je ne sais pas de quoi il s’agit mais il doit s’agir de se nettoyer de l’année écoulée, pour passer à l’année suivante (enfin je pense). Ensuite, si on continue jusqu’à la haute antiquité, on retrouve la fête de Noël d’aujourd’hui. En effet, on fête ici le solstice d’hiver, où le moment où « le soleil repend ses droits », puisque, à partir de maintenant, on gagnera des minutes de jour, tous les jours. En Egypte, la crue du Nil symbolisait le nouvel an. Elle annonçait une période de prospérité agricole. Donc, dès les premiers signes de la crue, les festivités commençaient. Des offrandes étaient effectuées aux morts et au soleil, notamment à Rê (ou Râ) la divinité du soleil.

            Dans la Rome antique, Romulus fait commencer dans son calendrier, l’année en mars (septembre est le septième mois ‘septembre’), alors que César décide de commencer l’année le premier janvier dans son calendrier julien. Janvier vient de Janus, dieu des portes (ben oui, il en faut bien un. Même si à sa place, je pense que je me dirais que je me suis fais un peu enfler…). Ce qu’il faut voir derrière ça, c’est qu’une porte est utilisée pour entrer ou sortir. Chaque porte était gardée par Janus en personne, et donc, que le premier Janvier était la porte pour passer d’une année à l’autre. Il est dit que Janus avait 2 visages : l’un tourné vers l’avant, ou le futur, et un autre vers l’arrière, ou le passé. Nos résolutions sont une sortes de regarder de l’avant… jusqu’au 3 Janvier.

            Si on revient en France, notre début d’année a pas mal bougé dans le temps. Sous les Mérovingiens, il avait lieu le premier Mars, pour les Carolingiens, à Noël et les Capétiens, le 25 Mars. Au XI° siècle, l’Eglise arrive et ordonne que le début de l’année prenne place le jour du samedi saint, la veille de Pâques. Il faut attendre 1564 et l’édit de Roussillon Isère, pour voir le premier Janvier comme étant définit premier jour de l’année.

            Le calendrier grégorien est utilisé jusqu’en 1972, année où il devient républicain. Il est alors décrété que l’année commencera le jour où le soleil atteint l’équinoxe d’automne, soit le 22 septembre. L’année commence donc lors du premier vendémiaire. Le premier Janvier tombe-lui le 11 nivôse (environ) et le 31 décembre, le 11 pluviôse. Le 22 fructidor de l’an XIII (ou le 9 septembre 1805), Napoléon Bonaparte abroge le calendrier républicain et le calendrier grégorien fait son come back. Et donc, le nouvel an est depuis-lors, célébrer le soir de la saint Sylvestre, le 31 décembre.

            La tradition voulait qu’on porte quelque chose de brillant pour l’occasion, ainsi que quelque chose de neuf. Au repas, fruits de mer, dont des huîtres, consommées depuis l’antiquité pour l’occasion. Le foie gras remonte lui environ à l’antiquité, où pharaons (c’est le far à on) et romains gavaient des oies avec des figues (jecur ficatum ou foies obtenus avec des figues). Le caviar était lui très prisé par Gengis Khan. Les desserts sont normalement sucrés et épicés. Le miel occupe normalement une place importante dans ces desserts. Le pain d’épices (mikong en Chine) est un mets arabe, importé en France lors des croisades.

            Les épices comme la cannelle, la cardamome ou le gingembre, ainsi que les formes pointues ou solaires, sont des symboles des protections. Les épices repoussaient les mauvais sorts ou les maladies et les pointes et cornes étaient utilisées pour repousser les sorciers, et les maléfices. L’épiphanie tire son origine de dattes fourrées d’une pièce de monnaie. La pièce a ensuite été cachée dans des gâteaux et ensuite dans des galettes des rois.

            Il est dit, que pour que l’année soit bonne, il ne faut surtout pas être de mauvais humeur au cours des 12 coups de minuit, ni proférer de mauvaises paroles, sinon, l’année ne sera pas bonne. Il faut aussi que la première personne vue soit de sexe opposé, mais il est de mauvaise augure qu’une femme soit la première à nous souhaiter la bonne année (quelle connerie, pourquoi le fait que ce soit une femme nous portera malheur ? j’ai cherché, et je n’ai rien trouvé… Si quelqu’un sait, qu’il éclaire ma lanterne). Et si on allait voir de l’autre coté du monde comment ça se passe ?

Le nouvel an dans le monde

            Faisons donc un petit tour du monde des jours de l’an. Il faut savoir que la Nouvelle Zélande est le premier pays à célébrer le nouvel an, et la pointe ouest de l’Alaska, la dernière région du monde à le fêter. Les néo-zélandais fêtent le nouvel an en plein été, comme tout l’hémisphère sud. Il est alors coutume de sortir ses plus beaux cuivres, casseroles, éléments de cuisine et de faire le plus de vacarme possible avec.

            Au japon, le nouvel an est une fête familiale. Les jours avant le nouvel an servent à ranger les habitations, et le repas du nouvel an est célébré en famille.

            En Chine et dans plusieurs autres pays asiatique, le calendrier est soli-lunaire, i.e basé sur les mouvements solaires et lunaires. Sa date change donc tous les ans, mais tombe toujours entre le 20 Janvier et le 21 Février. Cette année par exemple, il aura lieu le 8 Février et l’année sera placée sous le symbole de la chèvre. Traditionnellement, c’est l’ainé de la famille qui reçoit le reste de la famille chez lui. Il est également coutume que du poisson soit servit au diner, en Chine. En effet, le mot « poisson » et le mot « surplus » sont des homophones. Donc servir du poisson au nouvel est symbole de prospérité et de surplus. Lors de la nuit de la saint Sylvestre, la famille doit monter la garde face à la nouvelle année. Il est dit que plus la garde est longue, plus l’année sera bonne. Le lendemain du nouvel an, les chinois vont visiter les membres de leur famille et leurs amis, afin de saluer l’année. Ils portent souvent des vêtements neufs et de couleur vive. Ils déposent ensuite une baquette d’encens au temple et bénéficient de 7 jours de congés consécutifs, afin de fêter la fête du printemps.

(j'aimerais bien aller en voir un...)

            Les juifs célèbrent Rosh Hashana. Le calendrier hébraïque, la date correspond au premier Tichri, soit le premier jour du septième mois. Ce calendrier est aussi soli-lunaire, et chaque mois est composé de 29 ou 30 jours, en fonction de la révolution de la lune. Il tombe toujours entre le 5 Septembre et le 5 Octobre. Ici, la création de l’homme sur Terre et le jour où ils sont jugés pour leurs actes de l’année passée, est célébré. Rosh Hashana est suivit de 10 jours de pénitence, suivit de Yom Kippour. Ici, vous l’aurez compris, la fête est plus solennelle que joyeuse. Ce n’est pas pour autant que l’événement n’est pas célébré. La veille, un grand repas est organisé, avec du miel est des pommes.

            En Russie, les célébrations parlent d’un rôti impératrice, qui est très simple à réalisé et très bon marché ! Une alouette est farcie avec des olives et de anchois, avant de la mettre dans une perdrix, mise dans un faisan, mis dans un porcelet. Facile nan ? Sinon, une autre coutume consiste à écrire ses vœux pour l’année à venir sur un papier, de le bruler et de placer ses cendres dans son champagne, avant de le boire.

            En Pologne, on sert de la carpe au repas et il est coutume de garder dans son porte monnaie, des écailles des celle-ci. En Espagne, on avale un grain de raison à chacun des coups de cloches de minuit. En Angleterre, il est d’usage de placer dans sa poche une pièce de monnaie, du sel et du charbon, s’il sort après minuit. C’est sensé représenter l’argent, la nourriture et la chaleur.

            Au Québec, hommes et femmes échangent leurs vêtements et du rhum de Terre-Neuve est bu, après avoir embrassé une morue. Vous pouvez aussi boire un « Sour toe cocktail » ou cocktail aigre d’orteil. Oui, il s’agit d’un cocktail avec un vrai orteil dedans. Il faut le boire jusqu’à ce que l’orteil touche les lèvres du buveur.

            Au Pérou, on se bat. Vraiment. Afin de régler ses comptes avec ses voisins, les habitants enfilent des gants de boxe et se battent entre eux. Moins violent, chacun peut porter un vêtement de la couleur de ce qu’il espère voir l’année à venir. L’amour est rouge, l’argent jaune. Un mannequin habillé de vieux vêtements de la famille est placé devant chaque maison et, à minuit, il est brulé afin de laisser l’année passée derrière.

 

 

            Vous l’aurez compris, dans certains cas, la fête est religieuse, dans d’autre, bien plus festive. On cherche souvent à laisser l’année passée derrière, et se tourner vers l’année suivante. J’espère pour vous que cette fin d’année se déroule bien pour vous. J’aurais espéré une fin d’année plus festive pour moi, mais bon… Sinon j’espère que l’article vous a plus, que vous commenterez dessus, que vous le partagerez et qui vous en parlerez autour de vous. Pour les réseaux sociaux c’est ici que ça se passe (Facebook, Twitter  et Google +). Aller, bonne fêtes à vous, et à en 2016 ;)