The Legend Of : Le cinéma (part 2)

Auteur : nabi

Écrit le : 2016-10-01 18:24:09


Hey! On continue avec le cinéma, pour la deuxième partie de l'article! Près? Ben voila, c'est près. 

L'histoire du cinéma : à partir de 1900 

En 1901, les frères Pathé commencent la construction de leur empire cinématographique, en construisant une usine phonographique (je suis sûr que certains d’entre vous n’ont pas lu phonographique) (enregistrement et production de sons) et deux studios de cinéma. Ils flairent aussi le succès des salles de cinéma et en construisent près de 200 dans le monde. C’est également en 1901 que le premier film en couleur est tourné. Il n’a été que récemment retrouvé, et la personne derrière ce premier film en couleurs est décédée un an après sa sortie, ne pouvant continuer, lui non plus, l’histoire du cinéma. Avant cela, des films sont visibles en couleurs, oui. Mais ces films sont filmés en noir et blanc, avant d’être coloriés. En 1904, l’empire Pathé (j’ai toujours rêvé de dire ça, pas vous ?) distribue 50% des films diffusés en Europe et aux États-Unis. En 1913, un film, Le mari de l’indienne, est tourné dans la paisible ville d’Hollywood, par Cecil B. Demille. Il est alors membre de la Famous Players Lasky, devenu aujourd’hui, une petite entreprise du cinéma, du nom de Paramount. Progressivement, la paisible cité deviendra un lieu incontournable du cinéma, prisé notamment pour son doux climat, des terrains peux chers et une main d’œuvre bon marché également. Où veux-je en venir ? Méliès avait une vision artistique et très artisanale du cinéma. Même s’il se faisait aider dans la réalisation de ses films à par des acteurs, des scénaristes et des décoristes entre autres, il n’a pas fait le poids face à l’industrie américaine. Lui qui adorait créer simplement de ses mains des univers marquants dans chacun de ses films, il n’a pas pu faire le poids face au rouleau compresseur américain.

 

Aux États-Unis justement Edwin S.Porter pose les bases de nombreux films d’action et de western avec le vol du grand rapide notamment, et ce, dès 1903. On y voit l’attaque d’une locomotive par un groupe de bandit pendant l’époque du Far-West.

Et c’est globalement ce qu’on va observer par la suite. Les États-Unis vont s’imposer dans le monde du cinéma en réalisant de nombreux films, cherchant d’avantage à accrocher un grand nombre de personnes, principalement avec un comique burlesque, très apprécié du public. Le reste du monde va également développer une industrie du cinéma, mais va d’avantage chercher à « respecter » (notez les guillemets (non, pas avec une note allant de 0 à 10)) l’art du cinéma, et l’art en général. Par exemple, pour l’Allemagne, l’art étant déjà particulièrement marqué par l’expressionnisme, le cinéma le sera également (les films seront marqués par des jeux de contraste lumière et ombre important, de nombreuses scènes nocturnes, et une perspective marquée.). En Russie par exemple, les films jouent beaucoup sur le cadrage, les mouvements de caméra et le montage, afin d’amplifier les émotions provoquées par le film. C’est notamment en 1925, que S.M. Eisenstein réalise le film le cuirassé Potemkine, construit en cinq mouvement, comme une symphonie. Tout comme le cinéma allemand, le cinéma français va s’inspirer de l’art et notamment de la musique, de l’architecture, la peinture ou la littérature.

Il faut attendre 1915 et le Technicolor pour disposer de films en couleurs. Des procédés existaient en effet déjà auparavant, mais consistaient surtout en l’application de filtres de couleurs, pour donner une impression de couleur. Le Kinémacolor ou le chronochrome en sont un exemple. On peut voir dès 1917 un film en couleur, filmé grâce au premier technicolor, The gulf between. Le principe du Technicolor est critiqué, ressemblant au principe qui kinémacolor ; le film lui à aujourd’hui disparu, sauf quelques photos. En 1922, une seconde version du technicolor voit le jour, attirant d’avantage les foules, et plusieurs films sont alors tournés en couleurs comme The toll of the sea en premier, suivit des dix commandements, le roi des rois, Le fantôme de l’opéra ou Ben Hur

Comme avancé plus haut, le film parlant connait ses débuts le 6 octobre 1927, avec le film Jazz singer aux États-Unis. Si le son accompagnait le film dans les salles de cinéma, il n’était pas accroché à l’œuvre. Ce sont ici des personnes qui jouaient de la musique et qui décrivaient les actions dans la salle de cinéma. Progressivement, ce son a été enregistré sur d’autres supports et joués pendant la projection. Par exemple, Léon Gaumont (c’est le papa du groupe Gaumont, mais vous le savez déjà, non ?) crée en 1902 le chronophone, qui synchronise le film et le disque. Il invente en 1906 le chronomégaphone qui amplifie les sons, contrairement au chronophone qui les restitue tels quels. Si en 1927 le son et l’image son synchronisés, ce n’a vraiment pas toujours été le cas. Puisqu’il était possible d’enregistrer de la musique avec le chronophone notamment, cette musique était jouée en même temps que le film passait. Mais c’était au projectionniste de synchroniser le lancement du tourne-disque et du projecteur. Et assez souvent, c’était pas le cas. Entre 1906 et 1927, les inventeurs ont donc cherché à rendre cette synchronisation possible !

C’est dès 1924 que les ingénieurs de la société Western Electric décident d’équiper les appareils de projection et les phonographes, maintenant couplés l’un à l’autre, de moteurs électriques qui permettent le lancement synchronisé des deux appareils. Mais les producteurs de films et les exploitants de salles de cinéma refusent de passer le cap technologique. Oui, mais c’est sans compter sur les frères Warner qui décident d’acheter un théâtre dans Manhattan et de le transformer en salle de projection entièrement équipé pour les projections sonores (avec le procédé présenté juste au-dessus, le vitaphone). Les frères sont proches de la ruine lorsqu’ils misent leurs derniers deniers sur ce coup de poker. Ils produisent en 1926 le film Don Juan, premier film dans lequel on entend un acteur parler. Le film n’est pas entièrement parlant et de nombreux dialogues sont encore lisibles sur des cartons. Mais confortés par le succès technique du projet, les frères produisent en 1927 le chanteur de jazz, qui de par son succès, sonne le début de la fin du film muet.

La vraie révolution technique vient elle du Movietone. A la place d’avoir deux appareils distincts, diffusant le son pour l’un et l’image pour l’autre, le Movietone intègre le son directement dans la pellicule. L’invention est soutenue par la Fox Film Corporation (oui la compagnie qu’on connait aujourd’hui avec le gros logo avec des projecteurs partout et le son qu’on connait tous et qui possède les droits sur de nombreuses séries comme les Simpson entre autres). La présentation du procédé se fait par la projection de courts métrages de 2 minutes (shorts), qui sera très usité pour présenter par la suite, des journaux d’information.

Le cinéma parlant est une révolution aussi bien au niveau technologique (même si dès l’invention du cinéma il a été cherché des moyens de lier image et son), qu’au niveau de l’art du cinéma lui-même. Les spectateurs apprécient et en redemande, mis à part quelques amoureux puristes pour lesquels l’art du cinéma réside dans le muet. De plus, certains producteurs sont aussi septiques. Si l’image est universelle et comprises de beaucoup, la langue ne l’est pas et cela crée un barrage évident. Le problème également vient des acteurs, qui pour beaucoup se sont fait une réputation avec leur talents d’acteurs muets. Ce passage est difficile pour eux, et beaucoup n’y parviennent pas. Il aura par exemple fallu 10 ans et 3 films à Charles Spencer Chaplin pour y parvenir, avec le dictateur en 1940 pour les États-Unis, et en 1945 pour la France.

Les années 30 sont marquées notamment par une avance des États-Unis, portés par Hollywood et les majors du cinéma qui s’y développent comme la Fox et la Warner Bros, sauvés par leur risqué coup de poker. Le cinéma évolue aussi dans le domaine artistique puisqu’une « vraie » codification des genres commence à apparaître pour les films avec par exemple les westerns, les comédies, les drames… En Europe, le cinéma est touché par le fascisme en Italie et utilisé pour propager des idéologies en Allemagne. En France, le cinéma est lui marqué par des noms comme Clair, Renoir( non, ce n’est pas une blague de ma part), Guitry, Pagnol ou Vigo. Les années 30 voient aussi la mise en place, et ce, jusqu’aux années 60, du code Hays. Ce code vise à poser des règles au cinéma, notamment après la sortie du film l’Âge d’or, film anticléricale et anti bourgeoisie. Après avoir lu un rapide résumé de ce qu’on y trouve, je pense que c’est normal que le film ait été interdit. On peut, juste pour vous faire sentir le malaise, y voir le Christ sortir d’une orgie, un enfant abattu par son père à coup de fusil (le gamin se fait tirer dessus alors qu’il est déjà à terre :o ) , un chien se faire écraser, un évêque se faire défenestrer…

Le code énonce de nombreuses règles, dont les règles principales suivantes :

Le code a aussi fait grincer des dents puisqu’il interdit alors toute critique sociale. On peut tout de même sentir l’influence importante de la religion chrétienne dans la société de l’époque et de sa réaction face à la sortie du film, similaire à la réaction de la communauté musulmane lors de la sortie du film Innocence of muslims (oui bon, l’ambassadeur américain était pas mort pendant cette phase de révolte et des voitures n’ont pas non plus été brulées, non, mais y’a eu une forte contestation). De plus, on en vient à une censure plutôt sévère du cinéma qui bloque un bon nombre de film, à cause d’un film.   

Cela n’empêche en rien l’apparition de classiques du cinéma comme M le maudit, Draculat, Frankenstein, Dr Jekill et Mr Hyde, Blanche Neige et les sept nains (et non, ce n’est pas le premier film d’animation !), freaks, King Kong, les temps modernes ou encore Marius, Fanny et César (la liste est longue).

Les années 40 sont frappées par la seconde guerre mondiale, ce qui n’empêche pas certains grands films de sortir comme Le dictateur, Citizen Kane, les raisins de la colère, Casablanca, Fantasia… Malgré les progrès techniques qui permettent au cinéma d’être en couleur, certains films sont encore en noir et blanc. C’est ainsi que certains longs métrages d’animations comme blanche neige ou Fantasia sont très appréciés, donnant une idée d’innovation et de nouveauté dans le cinéma.

Malgré son apparition en 1926 au Royaume-Uni, la télévision se démocratise lentement dans les salons à partir de la fin des années 40, début des années 50, mais il faut vraiment attendre les années 60, notamment en France, pour la voir se démocratiser. Ce qui blesse largement le cinéma. En effet, la télévision séduit de plus en plus de monde, notamment grâce à son prix qui décroit, notamment, et au fait qu’après la sortie de la guerre, les gens s’équipent. Elle propose également l’avantage de pouvoir voir des programmes qui se régularisent, et avec une bonne qualité. Surtout que, si aujourd’hui les journaux d’informations sont diffusés à la télé, à l’époque, c’est le cinéma qui diffusait ces journaux, des séries de courts métrages qui ressemblent à s’y méprendre à une série, des bandes annonces… Et voilà qu’un boitier pas très gros débarque en masse dans les salons du monde, et fait ce travail ! Plus besoin de se déplacer et de payer à chaque fois qu’on veut voir quelque chose ! Les exploitants du cinéma durent alors trouver un moyen de ramener les gens dans le cinéma, et de regagner un monopole. C’est ainsi qu’en Europe, ces exploitants font interdire la commercialisation de film destinés au cinéma, aux diffuseurs télévisés. Cette décision ne fait pas l’unanimité parmi les exploitants et certains décident d’utiliser la télé pour attirer les spectateurs en diffusant des émissions de télé au cinéma.

Bon dans les faits, l’interdiction n’a pas lieu et les diffusions d’émissions de télé au cinéma est un échec. Les exploitants ont crié au loup un peu tôt. Par exemple en France, les entrées dans les salles de cinéma passent de 370 millions en 1953 à 411 millions en 1957, mais baissent par la suite. Les exploitants ont également cherché à améliorer la qualité des diffusions cinématographiques, avec des appareils comme le superscope, le supervision, le Todd-AO ou encore l’IMAX plus récemment.

Progressivement, les films s’installent à la télévision et les exploitants du cinéma doivent se rendre à l’évidence : les fastes heures du cinéma sont derrière eux. L’art du cinéma également. Si quelques films cherchent encore et tours à résister à l’envahisseur industrie, il faut le dire, le cinéma cherche d’avantage à faire dans le spectacle et le surprenant, le grandiose. On peut notamment le voir avec des films comme Exodus (1960), le bon, la brute et le truand (1969), il était une fois dans l’ouest (1968), 2001, l’odyssée de l’espace (1968), Star Wars (1977) ou encore, plus proche de nous, avec le premier film d’animation entièrement en image de synthèse, Toys Story en 1995.

Mais qu’est-ce que l’art du cinéma ? Des films qui respectent les codes de certains courants de l’art comme l’expressionnisme ou le surréalisme, ou un film dont l’objectif est avant tout de divertir en suscitant tout un tas d’émotions, comme la joie, la peur, la surprise, l’angoisse, l’exaltation… ?  Ou alors est-ce un film qui cherche à faire réfléchir le spectateur sur un sujet, à le faire réagir ? Parce que dire tout au long de l’article gna gna l’art du cinéma, industrie art du cinéma, art du cinéma bla bla, sans savoir ce que c’est, c’est bête. Et je ne sais pas plus maintenant que j’ai produit ce pavé.

La qualité du cinéma va d’avantage s’améliorer avec l’apparition à partir de la fin des années 90, début des années 2000 avec l’apparition du numérique. Contrairement à la vieille pellicule, le film est enregistré sur un support numérique comme un disque dur généralement. Sans forcément améliorer la qualité du film, cela permet surtout une baisse du cout d’enregistrement et de gestion du film par la suite. Par exemple, le cout de copie d’une pellicule pouvait facilement avoisiner les 1000 €, alors que la copie d’un film d’un disque dur sur un autre disque dur par exemple, coute autour de 150 €.

En France, il faut attendre le milieu de l’année 2011 pour voir la moitié des cinémas équipés d’au moins un projecteur numérique, et en 2014 (derniers chiffres officiels trouvés) tous les cinémas n’en sont pas équipés. Je pense qu’une des raisons de cela est déjà le prix. Pour un projecteur numérique, il faut compter autour de 60 000 à 80 000 € l’unité. De plus, les salles de cinéma sont encore équipées et de gros films sont encore produit sur pellicule comme Interstellar (2014), Star Wars : le réveil de la force (2015) ou les 8 salopards (2016) (Tarantino qui est d’ailleurs un fervent défenseur de la pellicule, jugeant le numérique comme la mort du cinéma. C’est justement la raison pour laquelle le film est filmé sur pellicule). Ce qui revient rapidement cher quand on réfléchit vite au fait que des cinémas à une salle, ça court pat les rues (oui, les cinémas ça court pas les rues en général je sais, c’est des bâtiments). Et même pour ces cinémas, ce sont de petites structures qui n’ont pas forcément les moyens et l’envie de s’équiper. Il est vrai, je trouve, que la pellicule offre un grain particulier au film, comme le 45 tours par rapport au disque. Et dernièrement on assiste au déploiement du cinéma en 3D relief (Je vous conseille de visionner la vidéo suivante du Fossoyeur de films sur le sujet ). 

 

Cette deuxième partie de l'histoire du cinéma est à présent fini. Faites attention à ne rien laisser à votre place en sortant, le site n'est pas responsable en cas de pertes. Dans tous les cas, si ça vous a plus de lire ce pavé, n'hésitez pas à me le faire savoir dans les commentaires, idem si ça vous a pas plus. Partagez l'article autour de vous surtout! Partagez partagez partagez!

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