Mary et la fleur de la sorcière : retour chez Miyazaki

Auteur : nabi

Écrit le : 2018-02-24 23:13:16


 

 

Houla, y’a plein de poussière et de toiles d’araignées ici. Et… Mais qu’est-ce que c’est que ça ? Hey, mais, y’a des plantes qu’ont poussé. Sans déconner. Bref, je sais, je suis parti pendant longtemps, et je vous ai promis des articles et je reviens avec une critique ciné. Ouais, une critique ciné. Mais une bonne sur un bon film.

Mary et la fleur de la sorcière.

Mary et la fleur de la sorcière, de son titre nippon Meari to majo no hana est un film d’animation japonaise sortit sur nos écrans français le 21 février dernier (sortie japonaise le 8 juillet 2017). Le film est le premier du studio Ponoc, un studio créé par d’anciens membres des studios Ghibli. Le film a été réalisé par Hiromasa Yonebayashi, à qui on doit également Arrietty, le monde des petits chapardeurs et souvenirs de marnie. Pour l’histoire, Mary va vivre chez sa tante à la campagne. Elle fait la rencontre de Peter, un jeune garçon vivant avec ses parents (extraordinaire n’est pas ?). Un jour, lors d’une sortie dans les bois, elle trouve une fleur qui va changer les choses.

Parlons un peu du film…

Comme dit un peu au-dessus, on retrouve dans l’équipe des personnes ayant travaillé sur le film, des membres du studio Ghibli. Ainsi, monsieur Hiromasa Yonebayashi aura travaillé sur Mary et la fleur de la sorcière, mais aussi sur plusieurs autre films de notre grand Miyazaki, en tant que responsable de l’animation comme Le vent se lève, Ponyo sur la falaise, le château ambulant (<3<3), princesse mononoké et le voyage de chihiro (ouais il débute le gars). Donc, sachez-le, ça va vous faire un bien monstre aux yeux et aux oreilles.

Graphiquement, on revient sur un style dessiné comme les studios Ghibli nous ont habitués. Il y a des couleurs dans tous les sens, du mouvement partout, des formes harmonieuses sans dénaturer les décors de la nature. Bien sûr, mouvement et couleurs n’agressent pas et restent plaisantes à voir. Nous retrouvons le style maîtrisé de la nature et des édifices, parfois simples mais travaillés, et parfois gigantesques et luxuriante. La magie est très présente et explosions et étincelles sont aussi présentes. On retrouve un style présent dans les créations associé à Miyazaki, avec des créatures sorties tout droit de Ponyo et des animaux faisant penser à Chihiro.

La musique et l’ambiance sonore est aussi superbe. Le film commence sur une musique prenante et dynamique, accrochant d’entrée de jeu le spectateur. J’ai lancé un paragraphe sur la musique mais à part dire que la musique est vraiment bonne et qu’elle s’associe bien aux scènes et aux décors.

Maintenant, vous l’aurez remarqué, j’ai beaucoup, beaucoup, beaucoup parlé des studios Ghibli et de Monsieur Miyazaki. Peut-être mon esprit était obnubilé par ces deux éléments, mais j’ai vu des références à ces deux sommets de l’animation japonaises partout. En plus de celles citées, Kiki la petite sorcière est une référence qui sautera aux yeux. D’un côté, et cela se voit dans le film, il s’agit d’un premier film. On sent une envie de se démarquer de cet ancêtre, mais sa marque est tellement grande que c’en est très difficile. Ce côté Miyazakesque est sympa et nostalgique, mais j’aurai bien aimé avoir quelque chose d’autre. Mais s’agissant d’un premier film, peut-être cela changera-t-il ?

En tout cas, ce film m’a beaucoup plu, et je ne peux que vous recommander d’aller le voir. Toutes ces références ne sont pas omniprésentes et ne gâchent en rien l’expérience ;)

Merci à vous en tout cas d’avoir suivi. Je suis en train de finir la 2° partie du chapitre 12 de mes moutons et j’enchaîne sur une vidéo déjà beaucoup trop repoussée. Oui, il va y avoir une vidéo de sortie. Dans tous les cas, si ça vous a plus, je vous invite à partager laisser des commentaires, des pouces bleus, des like, pleins de choses. Je vous rappelle aussi et surtout que je suis présent sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter ). Aller, à bientôt bande de petits gens