La science va-t-elle trop loin V3

Auteur : nabi

Écrit le : 2017-02-19 19:07:30


Nous voici de retour du côté de la science, et comme vous le savez, quand je parle de science ici, c’est souvent pour vous poser la question : va-t-elle trop loin ? Eh bien aujourd’hui, au moins un des deux sujets traités ici me permet de dire oui. Mais selon vous, est-ce le cas ? Restez lire ces lignes qui vont suivre, et donnez-moi votre avis !

Vivre sans respirer

                Non ce n’est pas un mensonge ou un délire d’auteur de science-fiction mais bien une réalité. Mais avant d’en parler, parlons du docteur John Kheir, de l’hôpital pour enfant de Boston. John travaille au sein de l’unité de soins intensifs en cardiologie. En 2006, il admet une jeune patiente de 9 mois atteinte d’une pneumonie avec des difficultés à respirer. Quelques minutes après son admission, son cœur cessa de battre. Après plusieurs minutes d’efforts, l’équipe du docteur Kheir parvient à relancer son cœur, mais « le mal était fait ». En effet, malgré le fait que le cœur de la jeune fille ait recommencé à battre, son sang était très peu oxygéné et le cerveau est un organe qui supporte très mal la privation d’oxygène. La jeune patiente est malheureusement décédée trois jours après son admission.

                Marqué par ce décès, le docteur Kheir s’est lancé dans la recherche afin de trouver (oui, c’est le but de la recherche) un moyen d’oxygéner le sang, pour les patients souffrant de troubles respiratoires. Il s’est notamment appuyé sur les avancées des agents/produits de contraste. Il s’agit simplement d’un liquide injecté (j’ai passé 10 minutes à essayer de retrouver ce mot… je fatigue, ou je rouille, à vous de voir) dans l’organisme qui permet d’augmenter le contraste d’un corps afin de mieux l’observer en imagerie médicale. Ici, l’oxygène est placé dans des microbulles et injecté dans le sang. Les microbulles vont entrer en contact avec les globules rouges, et ce sont ceux pauvres en oxygène qui nous intéresse. A leur contact, les microbulles vont alors libérer l’oxygène et charger le globule de ce dernier. Ainsi le sang est oxygéné et le patient est maintenu en vie et les lésions cérébrales sont évitées… pour un temps. Une fois la microbulle déchargée d’oxygène, sa composition en lipides lui permet une assimilation simple par l’organisme sans être toxique pour ce dernier.

                La particule permet à l’heure actuelle d’oxygéner le sang pendant 30 minutes, ce qui permet d’éviter comme dit un peu avant, les dommages cérébraux ou les crises cardiaques lors du traitement de patients souffrant de troubles respiratoires. Si on voit en premier lieu une utilisation médicale au procédé, on peut aussi y voir une utilisation dans d’autres cas comme en plongée ou pour des pompiers, afin de progresser sous l’eau ou dans des lieux remplis de gaz sans équipements. Une découverte à surveiller…

Des souris tueuses

                Il ne s’agit encore pas d’une folie de science-fiction, mais bien d’une réalité. Des chercheurs de l’université de Yale, aux États-Unis se sont intéressés aux instincts de prédation de la souris. Pour ce faire, ces chercheurs ont utilisé l’optogénétique (dommage, ça fait trop de lettres pour être joué au Scrabble). Mais qu’est donc l’optogénétique ? J’y viens.

                L’optogénétique est une science qui permet de stimuler le cerveau. Au sein du cerveau, les neurones transmettent l’information grâce à des signaux électriques. Le problème, lorsqu’on envoie une impulsion électrique dans les neurones, c’est qu’on active alors une zone du cerveau plutôt qu’un neurone. Mais pas de panique braves gens, la science nous permet de trouver une solution ! Si on utilisait la lumière plutôt que l’électricité ? Cette lumière, ou plutôt ce laser permet de cibler précisément une zone du cerveau ou des neurones en particulier, afin de déclencher un comportement particulier. Aller, histoire de vous faire un peu plus flipper, sachez que grâce à cette méthode, les chercheurs ont réussi à forcer des souris et des rats à se déplacer d’une certaine façon et à leur effacer une partie de leur mémoire.

                Les chercheurs ont ainsi créé des souris pour être réceptives à cette lumière (je reprends les termes de l’article) et ainsi activer leur instinct de prédation. Les souris sont placées dans des cages avec de la nourriture et un objet. Sans lumière, elles mangent paisiblement, mais lumière allumée, elles sautent sur l’objet et cherchent à y planter leurs dents. Lumière éteinte, elles relâchent l’objet et retournent vaquer à leur occupation. En revanche, les souris ne se sont pas attaquées entre elles lors des expérimentations.

                L’intérêt ? Je le cherche encore, mais une chose est sûre, pour moi, oui ça va trop loin. 

                Dans tous les cas, merci à vous d’avoir lu, n’hésitez pas à partager, commenter, et à venir sur les réseaux sociaux ! Facebook, Twitter  et Google + Aller, bonne continuations et à plus tard !